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Étiologie
Nutrition

Les études des dernières années nous permettent d'identifier plusieurs facteurs de nature alimentaire qui nous incitent à consommer des aliments au-delà de nos besoins énergétiques réels. Lorsque répétés, ces habitudes peuvent mener à un gain de poids. Voici quelques déterminants nutritionnels qui sont associés à l'embonpoint:

Sauter le déjeuner

Plusieurs études ont observé une tendance surprenante : les enfants et les adolescents qui sautent le premier repas de la journée auraient un indice de masse corporelle plus élevé et jusqu’à deux fois plus de risques de présenter un surplus de poids que ceux qui déjeunent chaque matin. Et ce, malgré le fait que leurs apports caloriques totaux pour une journée soient plus faibles! Au Québec, 11 % des enfants de 9 à 12 ans et 36 % des adolescents disent sauter le petit déjeuner au moins une fois par semaine. Cette association n’est pas encore bien expliquée. Mais plusieurs causes sont possibles :

  • Prendre un petit déjeuner calme la faim jusqu’au dîner. Bien manger le matin pourrait éviter le grignotage d’aliments riches en matières grasses et en sucres dans la matinée et les lunchs copieux à l’heure du dîner.
  • Moins affamé à l’heure des repas, l’organisme pourrait être moins tenté d’emmagasiner davantage pour prévenir la prochaine période de restriction.
  • L’omission du petit déjeuner est souvent reliée à des régimes restrictifs qui mettent l’organisme sur un mode d’économie d’énergie et de mise en réserve.
  • Il semble que les enfants et les adolescents qui sautent le petit déjeuner sont également moins actifs physiquement.
Référence: Extenso.org

Consommer moins de 5 fruits et légumes

L'Enquête de 2004 sur la santé des collectivités canadiennes a démontré que les hommes et les femmes ayant déclaré manger des fruits et des légumes moins de trois fois par jour étaient plus susceptibles d’être obèses que ceux consommant ce genre d’aliments cinq fois et plus par jour.
Fruits et légumes et taux d'obésité

Références:
Enquête de statistique Canada de 2004
C.E. Pérez, « Consommation de fruits et de légumes », Rapports sur la santé, produit no 82-003 au catalogue de Statistique Canada, vol. 13, no 3, 2002, p. 25 à 34.

Larges portions

Une équipe de chercheurs américains a récemment comparé les portions actuellement disponibles dans les restaurants et les épiceries, ainsi que celles proposées dans les livres de recettes, aux portions disponibles dans les années 50-60. Résultat: dans toutes les catégories (sauf une, le pain), les portions ont grossi! Des études ont démontré que, placés devant une grosse assiette de macaroni, les adultes ont tendance à manger environ 30% de plus qu’ils l’auraient fait avec une plus petite portion, et ce, sans même se rendre compte que la grosseur des portions avait changé! Le format des portions et le taux d’obésité ont parallèlement augmenté. Sans être la seule cause, les mégaportions encouragent à manger plus et contribuent certainement à l’obésité.

Références: Extenso

Boissons sucrées

Les boissons sucrées constituent une source importante de calories. Et comme elles ne rassasient pas, ces calories s’ajoutent à celles fournies par les autres aliments normalement consommés dans la journée. Et qui dit excès de calories, dit aussi kilos en trop. Selon une étude menée auprès d’enfants d’âge scolaire, plus les enfants boivent de boissons sucrées, plus leurs apports caloriques augmentent! Aux États-Unis, les jeunes américains ont presque doublé leur consommation de boissons sucrées en 10 ans, et ce, au détriment du lait. Si bien que celles-ci sont devenues la première source de sucre dans leur alimentation!

Référence: Strong Evidence Links Soft Drink Consumption to Obesity, Diabetes

Faible apport en calcium

Les femmes dont les apports en calcium sont insuffisants auraient de 6 à 7 fois plus de risques de faire de l’embonpoint. L'équipe du docteur Angelo Tremblay a constaté la même tendance: les Québécoises qui consomment peu de calcium présenteraient un poids corporel et un pourcentage de masse grasse plus grands que ceux des femmes dont les apports en calcium sont élevés. Ainsi, boire ou manger de 3 à 4 portions de produits laitiers par jour, source élevée de calcium, permettrait de prévenir le gain de poids.

Bien que des études chez des modèles animaux soutiennent l’idée d’une telle association et que des hypothèses aient été avancées pour expliquer les effets du calcium sur le poids corporel, les résultats d’études d’intervention effectuées jusqu’à ce jour chez les humains demeurent controversées.

Autres facteurs qui agissent sur la faim ou la satiété

Parmi les autres facteurs possiblement associés à la prise de poids, notons, le manque de sommeil, une faible consommation de lait, manger devant la télévision, manger dans les chaînes de restauration rapide plus d'une fois par semaine, grignoter entre les repas et la prise de certains médicaments, tels que les antipsychotiques.

Comportement alimentaire

Les mauvaises habitudes alimentaires individuelles peuvent contribuer au gain de poids; manger régulièrement des portions trop grosses, avoir une alimentation qui comporte fréquemment des aliments riches en gras, en sel ou en sucre, prendre des repas de manière irrégulière, ce qui incite aux compulsions alimentaires.

Ces comportements sont parfois influencés par des états émotifs. C’est le cas si l’on mange pour échapper à l’ennui, à la solitude, au stress, à l’anxiété, etc., ou si la nourriture devient un moyen de se récompenser.

Les compulsions alimentaires peuvent refléter un ennui temporaire, mais il arrive qu’elles soient le signe d’une grande détresse psychologique. Manger devient alors un mécanisme de survie, pour apaiser une souffrance et un état d’être difficile à supporter.

Produits naturels et suppléments alimentaires

Règlement sur les produits de santé naturels (Santé Canada)

Ce Règlement, qui constitue un élément clé dans la réalisation des 53 recommandations sur les produits de santé naturels du Comité permanent, impose des normes aux fabricants, aux distributeurs, aux importateurs, aux emballeurs et aux étiqueteurs de PSN. Il vise les substances dont la vente libre ne pose pas de danger. Plusieurs de ces produits sont vendus avec la prétention de vous faire perdre de poids rapidement, et ce, sans preuve scientifique.

Pour en savoir plus :
PasseportSante.net Vue d'ensemble
Lignes directrices sur la publicité des produits de santé commercialisés destinée aux consommateurs pour les médicaments en vente libre incluant les produits de santé naturels
Direction Générale des Produits de Santé et des Aliments DGPSA (Santé Canada)

Documents

Apports nutritionnels canadiens




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